mercredi 3 mars 2010

Titicaca - 1ère partie, côté Bolivien

Vous vous souvenez de cours de géographie, quand vous aviez 10 ou 11 ans, ou le professeur a prononcé le nom magique de Titicaca pour la première fois......

On n'en dit pas plus... voici la partie bolivienne, du côté de Copacabana: Le lac en photos

Trek del Choro... la vraie route de la mort..

Quelques images du trek del Choro, 70 km dans la cordillere Royale autour de La Paz. 3 jours de marche sur le chemin Inca, qui débute  a 5 000 mètres pour se terminer 3000 mètres plus bas: on passe d'une végétation rase a une foret exuberante en quelques heures.

Les blocs de pierre du chemin de l'Inca deviennent évidemment très glissants lorsqu'ils sont mouillés: pour corser la marche, il a plu pendant les 3 jours.


Le passage de la Cumbre: 5 000 mètres

La prochaine fois, on pensera au lama-porteur...

Arrivée au 1er campement, après les 8 premières heures de marche : un peu de confort lol!
Le 2eme campement: on etait trop crevés pour saisir la vue panoramique (pour vrai!) au bon moment....

samedi 27 février 2010

La ruta de la muerte


La Paz est un véritable délire urbain cerné de hautes montagnes, avec ses constructions de "briques" et de broc, sur un denivelé de 800 metres (entre 3 200 et 4 000). Un centre ville hétéroclite, en pleine restructuration, enfilade de marchés de tout (et de rien!), de cuisines en plein air, de routes et ponts provisoires (??) enjambant les autoroutes surchargées de files de véhicules en tout genre, de pietons indisciplinés et de marchands ambulants, une signalisation et des feux de circulation décoratifs.
La route de la mort, à seulement une heure, est un temoignage de ce plan de circulation à haut risque. Précipices de plusieurs centaines de mètres, un seul chemin de terre de circulation, ou 2 vehicules ne peuvent se croiser, virages en epingles, sur une centaine de kilometres.
Nous avons devalé la route à velo depuis la "cumbre" a pres de 5 000 metres, jusqu'au village de Coroico (1 200 metres). 3 heures de descente intense, frisson à chaque virage de se retrouver face à face avec un vehicule, et une bonne respiration a l'arrivee!
 Les heros du jours: encapuchonnés au sommet...ca fanfaronne avant de commencer

 Le decor est planté


 On evite de regarder les precipices en roulant


 Qui a dit qu'on avait l'air fatigue a l'arrivee ;-)

mercredi 24 février 2010

Un écrin de verdure à 2 heures de Santa Cruz

 Visez le triangle : c'est ici, en medio de la nada, que nous nous sommes coupés de l'agitation des derniéres villes visitées (Cochabamba et Santa Cruz)

Ambiance et température tropicales - le programme, farniente, chasse au toucan et autres bêbêtes à plumes ou poils colorés 




 Notre plage privée, derrière notre lodge
A l'autre bout du parc, les fougères géantes de Samaipata, au coeur de la forêt humide

En bref, un repos bien mérité avant d'envisager la prochaine étape: la route la plus dangereuse au monde!

mardi 16 février 2010

Saaaaaaambaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!



Pendant qu'à Rio on dansait la Samba, à Oruro c'est parti pour la Diablada!

2éme carnaval d'Amérique du sud, prés de 30 000 danseurs, 10 000 musiciens (des milliers de litres de bière et de bombes à eau), vont défiler pendant 2 jours - de samedi 8h00 du matin, à 4 heures du matin, pour une reprise le dimanche, avec la même fougue.
Un peu plus fatigant pour le public: il s'agit de passer la majeure partie de la journée sous vide, dans un poncho de plastique hermétique, sur les gradins surpeuplés, enthousiastes et saoûls, pour acclamer les "caporales", archanges, condors et autres Ewoks (lol!!!), et leurs costumes qui brillent de 1000 feux.

Salar de Uyuni et Sud Lipez

Le salar est une étendue de 12 000 km2, qui recèle 50% des ressources mondiales en lithium!
Voici donc quelques photos, avant que l'endroit ne soit totalement dénaturé:

jeudi 11 février 2010

La cité blanche, Sucre

Rien de tel que les toits d'un couvent pour admirer Sucre, la Capitale constitutionnelle. Cette cité coloniale qui ne s'est pas modernisée fut le point de départ de l'indépendance du pays en 1825. C'est une étape agréable et tranquille, et la ville blancheest un bon entrainement avant le Salar immaculé.
 
  
  
  
  

Le marché de Tarabuco, à une 60taine de kilométres, rassemble les indiens de la région tous les dimanches, et est un puzzle des costumes et chapeaux de chaque village. 
 
 lorsque la frange de perles est sur le front, on a à faire à une femme mariée. Si la franche est sur le côté, c'est une célibataire: avis aux amateurs!

samedi 6 février 2010

Potosi


le " Cerro Rico "

En 1545, un Inca insouciant révèlait le secret de la Montagne Riche (el Cerro Rico) de la ville de Potosi aux Espagnols. Exploitée pour ses filons d'argent, on estime que "la montagne" permit de dégager l'équivalent de 50 milliards de dollars, pour venir booster le capitalisme naissant en Europe entre le 16eme et le 19eme siecle. Véritable splendeur du 17eme siecle, la ville coloniale de Potosi rivalisait à l'époque avec les capitales europeennes.
On racontait même que les Espagnols auraient ainsi pu construire un pont en argent à 2 voies, reliant Potosi a Madrid.... et que les ossements des 6 millions d'Indiens morts dans l'exploitation des mines auraient pu recouvrir ce pont en retour.

S'il ne reste aujourd'hui à Potosi que des chefs d'oeuvres baroques, témoins de sa splendeur passée (à peu près à tous les coins de rue!!!!) la ville conserve cependant son titre de ville de + de 100 000 habitants la plus haute du monde (4 100 metres je reprends mon souffleeeeee).
Nécessaire du parfait mineur en vente libre au marché
                                                *détonnateur
                                                *dynamite
                                                *chlorure d'amnonium
                                                *"alcohol potable" à 96 %
                                                *coca (feuilles)

La mine emploie aujourd'hui encore 7000 mineurs qui en extraient du zinc et de l'étain. Á écouter, l'émission poignante de Daniel Mermet du 31 décembre 2009:http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1821  (à partir du #02/12)

carmel Santa Térésa
C'était un privilège pour les familles aristocrates, d'y placer (en l'échange d'une dote conséquente) leur fille née en 2eme position: la novice rentrait dans les ordres dès l'age de 15 ans pour ne jamais en ressortir (cette "reglementation" n'a été levée qu'en 1972).
On voit ici leur dernière demeure: les tombes dans le plancher.  

Préparation du carnaval et tradition des Compadres (ou apprendre a courir vite pour éviter les bombes à eau)