samedi 6 février 2010

Potosi


le " Cerro Rico "

En 1545, un Inca insouciant révèlait le secret de la Montagne Riche (el Cerro Rico) de la ville de Potosi aux Espagnols. Exploitée pour ses filons d'argent, on estime que "la montagne" permit de dégager l'équivalent de 50 milliards de dollars, pour venir booster le capitalisme naissant en Europe entre le 16eme et le 19eme siecle. Véritable splendeur du 17eme siecle, la ville coloniale de Potosi rivalisait à l'époque avec les capitales europeennes.
On racontait même que les Espagnols auraient ainsi pu construire un pont en argent à 2 voies, reliant Potosi a Madrid.... et que les ossements des 6 millions d'Indiens morts dans l'exploitation des mines auraient pu recouvrir ce pont en retour.

S'il ne reste aujourd'hui à Potosi que des chefs d'oeuvres baroques, témoins de sa splendeur passée (à peu près à tous les coins de rue!!!!) la ville conserve cependant son titre de ville de + de 100 000 habitants la plus haute du monde (4 100 metres je reprends mon souffleeeeee).
Nécessaire du parfait mineur en vente libre au marché
                                                *détonnateur
                                                *dynamite
                                                *chlorure d'amnonium
                                                *"alcohol potable" à 96 %
                                                *coca (feuilles)

La mine emploie aujourd'hui encore 7000 mineurs qui en extraient du zinc et de l'étain. Á écouter, l'émission poignante de Daniel Mermet du 31 décembre 2009:http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1821  (à partir du #02/12)

carmel Santa Térésa
C'était un privilège pour les familles aristocrates, d'y placer (en l'échange d'une dote conséquente) leur fille née en 2eme position: la novice rentrait dans les ordres dès l'age de 15 ans pour ne jamais en ressortir (cette "reglementation" n'a été levée qu'en 1972).
On voit ici leur dernière demeure: les tombes dans le plancher.  

Préparation du carnaval et tradition des Compadres (ou apprendre a courir vite pour éviter les bombes à eau)