samedi 27 février 2010

La ruta de la muerte


La Paz est un véritable délire urbain cerné de hautes montagnes, avec ses constructions de "briques" et de broc, sur un denivelé de 800 metres (entre 3 200 et 4 000). Un centre ville hétéroclite, en pleine restructuration, enfilade de marchés de tout (et de rien!), de cuisines en plein air, de routes et ponts provisoires (??) enjambant les autoroutes surchargées de files de véhicules en tout genre, de pietons indisciplinés et de marchands ambulants, une signalisation et des feux de circulation décoratifs.
La route de la mort, à seulement une heure, est un temoignage de ce plan de circulation à haut risque. Précipices de plusieurs centaines de mètres, un seul chemin de terre de circulation, ou 2 vehicules ne peuvent se croiser, virages en epingles, sur une centaine de kilometres.
Nous avons devalé la route à velo depuis la "cumbre" a pres de 5 000 metres, jusqu'au village de Coroico (1 200 metres). 3 heures de descente intense, frisson à chaque virage de se retrouver face à face avec un vehicule, et une bonne respiration a l'arrivee!
 Les heros du jours: encapuchonnés au sommet...ca fanfaronne avant de commencer

 Le decor est planté


 On evite de regarder les precipices en roulant


 Qui a dit qu'on avait l'air fatigue a l'arrivee ;-)

mercredi 24 février 2010

Un écrin de verdure à 2 heures de Santa Cruz

 Visez le triangle : c'est ici, en medio de la nada, que nous nous sommes coupés de l'agitation des derniéres villes visitées (Cochabamba et Santa Cruz)

Ambiance et température tropicales - le programme, farniente, chasse au toucan et autres bêbêtes à plumes ou poils colorés 




 Notre plage privée, derrière notre lodge
A l'autre bout du parc, les fougères géantes de Samaipata, au coeur de la forêt humide

En bref, un repos bien mérité avant d'envisager la prochaine étape: la route la plus dangereuse au monde!

mardi 16 février 2010

Saaaaaaambaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!!!



Pendant qu'à Rio on dansait la Samba, à Oruro c'est parti pour la Diablada!

2éme carnaval d'Amérique du sud, prés de 30 000 danseurs, 10 000 musiciens (des milliers de litres de bière et de bombes à eau), vont défiler pendant 2 jours - de samedi 8h00 du matin, à 4 heures du matin, pour une reprise le dimanche, avec la même fougue.
Un peu plus fatigant pour le public: il s'agit de passer la majeure partie de la journée sous vide, dans un poncho de plastique hermétique, sur les gradins surpeuplés, enthousiastes et saoûls, pour acclamer les "caporales", archanges, condors et autres Ewoks (lol!!!), et leurs costumes qui brillent de 1000 feux.

Salar de Uyuni et Sud Lipez

Le salar est une étendue de 12 000 km2, qui recèle 50% des ressources mondiales en lithium!
Voici donc quelques photos, avant que l'endroit ne soit totalement dénaturé:

jeudi 11 février 2010

La cité blanche, Sucre

Rien de tel que les toits d'un couvent pour admirer Sucre, la Capitale constitutionnelle. Cette cité coloniale qui ne s'est pas modernisée fut le point de départ de l'indépendance du pays en 1825. C'est une étape agréable et tranquille, et la ville blancheest un bon entrainement avant le Salar immaculé.
 
  
  
  
  

Le marché de Tarabuco, à une 60taine de kilométres, rassemble les indiens de la région tous les dimanches, et est un puzzle des costumes et chapeaux de chaque village. 
 
 lorsque la frange de perles est sur le front, on a à faire à une femme mariée. Si la franche est sur le côté, c'est une célibataire: avis aux amateurs!

samedi 6 février 2010

Potosi


le " Cerro Rico "

En 1545, un Inca insouciant révèlait le secret de la Montagne Riche (el Cerro Rico) de la ville de Potosi aux Espagnols. Exploitée pour ses filons d'argent, on estime que "la montagne" permit de dégager l'équivalent de 50 milliards de dollars, pour venir booster le capitalisme naissant en Europe entre le 16eme et le 19eme siecle. Véritable splendeur du 17eme siecle, la ville coloniale de Potosi rivalisait à l'époque avec les capitales europeennes.
On racontait même que les Espagnols auraient ainsi pu construire un pont en argent à 2 voies, reliant Potosi a Madrid.... et que les ossements des 6 millions d'Indiens morts dans l'exploitation des mines auraient pu recouvrir ce pont en retour.

S'il ne reste aujourd'hui à Potosi que des chefs d'oeuvres baroques, témoins de sa splendeur passée (à peu près à tous les coins de rue!!!!) la ville conserve cependant son titre de ville de + de 100 000 habitants la plus haute du monde (4 100 metres je reprends mon souffleeeeee).
Nécessaire du parfait mineur en vente libre au marché
                                                *détonnateur
                                                *dynamite
                                                *chlorure d'amnonium
                                                *"alcohol potable" à 96 %
                                                *coca (feuilles)

La mine emploie aujourd'hui encore 7000 mineurs qui en extraient du zinc et de l'étain. Á écouter, l'émission poignante de Daniel Mermet du 31 décembre 2009:http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1821  (à partir du #02/12)

carmel Santa Térésa
C'était un privilège pour les familles aristocrates, d'y placer (en l'échange d'une dote conséquente) leur fille née en 2eme position: la novice rentrait dans les ordres dès l'age de 15 ans pour ne jamais en ressortir (cette "reglementation" n'a été levée qu'en 1972).
On voit ici leur dernière demeure: les tombes dans le plancher.  

Préparation du carnaval et tradition des Compadres (ou apprendre a courir vite pour éviter les bombes à eau)

lundi 1 février 2010

Quelques jours de vacances !!!!


Iquique est une ville littéralement grignotée par le désert, coincée entre une immense dunes de sable et la mer, bercée par les vagues, et les cris des cormorans et des loups de mer. A une cinquantaine de kms, la ville fantome d'Humberstone, fut la gloire du coin au siècle dernier. Désertée depuis 50 ans, et restée en l'état depuis, la ville continue d'être rongée par la rouille et de s'enfoncer dans le sable petit à petit. Témoignage très poignant et très beau... malheureusement appareil photo capricieux.... Photos pour plus tard donc.
Nous profitons du còté station balnéaire avant d'embarquer ce soir pour la Bolivie...
Retour au frais et à l'altitude!

 la piscine en grosse tôle boulonnée d'Humberstone

L'usine laissée a l'abandon
les squatters du port d'Iquique


San Pedro de Atacama

album photo san pedro d´atacama On clique dessus pour voir les photos :-))

Nous avons passé queques jours au coeur du désert de l'Atacama, un des déserts les plus secs au monde, pour découvrir une surprise: San pedro. Cette oasis perchée à 2500 metres, est devenue le passage obligé des routards de tout poil qui veulent sillonner la région.
La ville fonctione d'ailleurs a leurs rythmes et ne semble jamais vraiment dormir (peut etre un léger répit entre 2 et 4 heures du matin)

La notion d'économie de l'eau est présente partout (encore plus que dans le reste du pays), et il faut rapidement adopter de nouveaux reflexes: tant pis pour les douches, on fera l'impasse quelques jours, de toute facon, il fait 45 degrés.... ;-) et puis le vin et la biére sont excellents par ici !

Dès notre arrivée, impossible de résister à l'appel de ces grands espaces: pas question de se laisser impressionner par le soleil de plomb, et nous enfourchons le premier après midi nos vélos, direction la vallée de la Muerte, pour assister au coucher de soleil dans les dunes et roches rougeoyantes!
Le plus gros sera pour le lendemain: matiné (très matinale) dans la vallée de la Luna, avec ses 30 kms au milieu des paysages grandioses.
Et départ en fin d'après midi pour la Laguna Cejar: un lieu insolite ou l'eau est tellement chargé en sel, que le corps flotte comme un bouchon, presque impossible de nager.
Arprès une trempette, déconseillé de boire la tasse... nous allons visiter los Ojos del Salar, deux trous d'eau douce, pour se débarrasser de nos résidus salins tenaces!
Pour finir en beauté, apéritif au Pisco Sour au bord du Salar de Tembinquiche, une vraie carte postale. Une immense étendue d'une blancheur éclatante, la lagune d'azur sur fond de montagne rose orangé! À chacun ses fantasmes: si la lagune a immédiatement évoqué une ligne de cocaine a nos voisins colombiens, nous avons plutot eu une pensé pour les lacs gelés! D'ailleurs qu'à cela ne tienne, à San Pedro tout est possible: pour les nostalgiques et accrocs du ski, c'est tout a fait possible de pratiquer le sandboard... on vous laisse deviner le principe!
Investisseurs pour remonte pente recherchés ;-)

Pas question de lézarder, et après une petite nuit de 4 heures, nous voici en route pour découvrir les Geysers du Tatio. Aprés 1h30 de piste cahotique, et des odeurs de pneus ou freins brûlés inquiétantes, nous arrions alors qu'il fait encore nuit au pied des geysers. Surprise: il fait environ -5degrés.
Le levé de soleil et le petit dej pris devant le spectable seront vraiment reconfortants.
Et puis.... il y a un  bassin naturel fort invitant dont l'eau provient directement des geysers. Cependant le mélange eau chaude eau froide est difficile ! et le concept de la grenouille d'Al Gore qui se réchauffe lentement ne fonctionne pas du tout ici
Pour l'anecdote, ce ne sont ni les pneus, ni les freins qui ont finalement laché mais la boite de vitesse.  heureusement que la caravane des touristes est la! pour une fois ca a du bon ;-)