jeudi 11 février 2010

La cité blanche, Sucre

Rien de tel que les toits d'un couvent pour admirer Sucre, la Capitale constitutionnelle. Cette cité coloniale qui ne s'est pas modernisée fut le point de départ de l'indépendance du pays en 1825. C'est une étape agréable et tranquille, et la ville blancheest un bon entrainement avant le Salar immaculé.
 
  
  
  
  

Le marché de Tarabuco, à une 60taine de kilométres, rassemble les indiens de la région tous les dimanches, et est un puzzle des costumes et chapeaux de chaque village. 
 
 lorsque la frange de perles est sur le front, on a à faire à une femme mariée. Si la franche est sur le côté, c'est une célibataire: avis aux amateurs!

samedi 6 février 2010

Potosi


le " Cerro Rico "

En 1545, un Inca insouciant révèlait le secret de la Montagne Riche (el Cerro Rico) de la ville de Potosi aux Espagnols. Exploitée pour ses filons d'argent, on estime que "la montagne" permit de dégager l'équivalent de 50 milliards de dollars, pour venir booster le capitalisme naissant en Europe entre le 16eme et le 19eme siecle. Véritable splendeur du 17eme siecle, la ville coloniale de Potosi rivalisait à l'époque avec les capitales europeennes.
On racontait même que les Espagnols auraient ainsi pu construire un pont en argent à 2 voies, reliant Potosi a Madrid.... et que les ossements des 6 millions d'Indiens morts dans l'exploitation des mines auraient pu recouvrir ce pont en retour.

S'il ne reste aujourd'hui à Potosi que des chefs d'oeuvres baroques, témoins de sa splendeur passée (à peu près à tous les coins de rue!!!!) la ville conserve cependant son titre de ville de + de 100 000 habitants la plus haute du monde (4 100 metres je reprends mon souffleeeeee).
Nécessaire du parfait mineur en vente libre au marché
                                                *détonnateur
                                                *dynamite
                                                *chlorure d'amnonium
                                                *"alcohol potable" à 96 %
                                                *coca (feuilles)

La mine emploie aujourd'hui encore 7000 mineurs qui en extraient du zinc et de l'étain. Á écouter, l'émission poignante de Daniel Mermet du 31 décembre 2009:http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1821  (à partir du #02/12)

carmel Santa Térésa
C'était un privilège pour les familles aristocrates, d'y placer (en l'échange d'une dote conséquente) leur fille née en 2eme position: la novice rentrait dans les ordres dès l'age de 15 ans pour ne jamais en ressortir (cette "reglementation" n'a été levée qu'en 1972).
On voit ici leur dernière demeure: les tombes dans le plancher.  

Préparation du carnaval et tradition des Compadres (ou apprendre a courir vite pour éviter les bombes à eau)

lundi 1 février 2010

Quelques jours de vacances !!!!


Iquique est une ville littéralement grignotée par le désert, coincée entre une immense dunes de sable et la mer, bercée par les vagues, et les cris des cormorans et des loups de mer. A une cinquantaine de kms, la ville fantome d'Humberstone, fut la gloire du coin au siècle dernier. Désertée depuis 50 ans, et restée en l'état depuis, la ville continue d'être rongée par la rouille et de s'enfoncer dans le sable petit à petit. Témoignage très poignant et très beau... malheureusement appareil photo capricieux.... Photos pour plus tard donc.
Nous profitons du còté station balnéaire avant d'embarquer ce soir pour la Bolivie...
Retour au frais et à l'altitude!

 la piscine en grosse tôle boulonnée d'Humberstone

L'usine laissée a l'abandon
les squatters du port d'Iquique


San Pedro de Atacama

album photo san pedro d´atacama On clique dessus pour voir les photos :-))

Nous avons passé queques jours au coeur du désert de l'Atacama, un des déserts les plus secs au monde, pour découvrir une surprise: San pedro. Cette oasis perchée à 2500 metres, est devenue le passage obligé des routards de tout poil qui veulent sillonner la région.
La ville fonctione d'ailleurs a leurs rythmes et ne semble jamais vraiment dormir (peut etre un léger répit entre 2 et 4 heures du matin)

La notion d'économie de l'eau est présente partout (encore plus que dans le reste du pays), et il faut rapidement adopter de nouveaux reflexes: tant pis pour les douches, on fera l'impasse quelques jours, de toute facon, il fait 45 degrés.... ;-) et puis le vin et la biére sont excellents par ici !

Dès notre arrivée, impossible de résister à l'appel de ces grands espaces: pas question de se laisser impressionner par le soleil de plomb, et nous enfourchons le premier après midi nos vélos, direction la vallée de la Muerte, pour assister au coucher de soleil dans les dunes et roches rougeoyantes!
Le plus gros sera pour le lendemain: matiné (très matinale) dans la vallée de la Luna, avec ses 30 kms au milieu des paysages grandioses.
Et départ en fin d'après midi pour la Laguna Cejar: un lieu insolite ou l'eau est tellement chargé en sel, que le corps flotte comme un bouchon, presque impossible de nager.
Arprès une trempette, déconseillé de boire la tasse... nous allons visiter los Ojos del Salar, deux trous d'eau douce, pour se débarrasser de nos résidus salins tenaces!
Pour finir en beauté, apéritif au Pisco Sour au bord du Salar de Tembinquiche, une vraie carte postale. Une immense étendue d'une blancheur éclatante, la lagune d'azur sur fond de montagne rose orangé! À chacun ses fantasmes: si la lagune a immédiatement évoqué une ligne de cocaine a nos voisins colombiens, nous avons plutot eu une pensé pour les lacs gelés! D'ailleurs qu'à cela ne tienne, à San Pedro tout est possible: pour les nostalgiques et accrocs du ski, c'est tout a fait possible de pratiquer le sandboard... on vous laisse deviner le principe!
Investisseurs pour remonte pente recherchés ;-)

Pas question de lézarder, et après une petite nuit de 4 heures, nous voici en route pour découvrir les Geysers du Tatio. Aprés 1h30 de piste cahotique, et des odeurs de pneus ou freins brûlés inquiétantes, nous arrions alors qu'il fait encore nuit au pied des geysers. Surprise: il fait environ -5degrés.
Le levé de soleil et le petit dej pris devant le spectable seront vraiment reconfortants.
Et puis.... il y a un  bassin naturel fort invitant dont l'eau provient directement des geysers. Cependant le mélange eau chaude eau froide est difficile ! et le concept de la grenouille d'Al Gore qui se réchauffe lentement ne fonctionne pas du tout ici
Pour l'anecdote, ce ne sont ni les pneus, ni les freins qui ont finalement laché mais la boite de vitesse.  heureusement que la caravane des touristes est la! pour une fois ca a du bon ;-)

dimanche 24 janvier 2010

Quand y'a pas d'eau, y'a de la brume...

Une initiative intéressante de la région pour lutter contre la désertification: les filets anti-sécheresse.
À Chungungo, depuis 1992, les camanchacas, brumes typiques du Nord du Chili, sont récupérées dans les mailles des filets de polypropylène construits par le Service des forêts du Chili (CONAF) avec le financement d'un Centre de recherches pour le développement international basé au Canada.
Chacun de ces filets s'élève à 4 mètres de hauteur sur une longueur de 12 mètres. Aujourd'hui, on récolte environ 15 000 litres moyens quotidiennement sur le site d'El Tofo.


Il fallait auparavant chercher l'eau par camions citernes dans un puits situé à 40 kilomètres du village. L'approvisionnement en eau devenait un grave problème économique et sanitaire pour la municipalité.
Aujourd hui, le coût du mètre cube d'eau est passé de 7,25 dollars à un peu plus d'un dollar.

Au Chili, 250 filets sont en fonctionnement récupérant prés de 75.000L d’eau par jour dans des zones arides ou désertiques.

la verite est ailleurs

Retour au calme, dans la 4ème région, 400 km plus au nord de Valparaiso, dans un décor semi désertique déjà. Nous avons planté notre tente dans le village natal de Gabriela Mistral au coeur de la vallée surprenante de l'Elqui: au milieu des montagnes pelées desertiques grandioses, circulent des rivières qui irriguent quelques oasis où poussent les vignes pour produire le célèbre Pisco. Encore de magnifiques contrastes et une atmosphère de fin du monde... pas besoin de beaucoup d'imagination pour croire à toutes ces histoires de petits hommes verts qui débarqueraient régulièrement par ici.


Une petite enquête à l'observatoire de Mamalluca s'ímposait: le guide n'a pas démenti que c'était bien la présence des ovnis qui justifiaient toutes les installations astronomiques de la région, mais il a aussi précisé que l'atmosphère sèche et transparente, l'absence de pollution lumineuse et les 350 jours de soleil par an (vous en voulez encore !? ;-), en faisait un site de renommée mondiale!







La voie lactée mais aussi le fait de réaliser que ce que nous percevions du ciel et des étoiles datait de quelques millions d'annés nous a plongé dans une profonde méditation.... c'est ce qui semble être arrivé à quelques communautés qui se sont installées dans le coin après avoir décrété que le centre magnétique de la planète était ici.








un apercu de la piste parcourue tout au fond


on se sent tout petit et pour ceux qui veulent savoir si nous sommes seuls dans  l univers: http://www.stellarium.org/

Valparaiso


Dédale d'escaliers, de cases bancales et barriolées, bric à brac hétéroclite, avec ses vieux 'ascenseurs,' ses chats et ses chiens assommés par la chaleur, et sa ville basse qui fourmille autour de la baie et du port, autrefois plaque tournante de l'Amérique du Sud, avant l'ouverture du canal de Panama.







mercredi 20 janvier 2010

Commentaires : c'est ouvert!!!!

Chris de Nice...... (à Pichilemu)

Mise à l'eau pour une première expérience de surf, après un passage obligé et douloureux par l'échauffement et la théorie....
Diagnostique: raideur aigüe, mais ne doit pas se décourager! J'ai heureusement pu soigner mon ego grâce à quelques bonnes sessions de kite!!!!
Pendant ce temps, les señoritas se contentent de parfaire leur bronzage :-)



Punta Lobos, refuge des loups de mer (et des surfeurs)


Plage principale de Pichilemu


 ca tire......


ca flotte..... en tabernouche